Luang Prabang ou le tourisme intelligent

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Non, cette dame ne prend pas la pose pour mon objectif. Mais difficile de prendre une photo des Kuang Si Falls vierge de tout occupant durant les vacances du Têt.

Luang Prabang: un de mes coups de cœur du Laos. Pourtant, c’est un des sites touristiques les plus courus d’Asie du Sud-Est. Pourquoi alors, moi qui déteste la foule, ai-je tant apprécié cette ancienne cité royale?

Ma visite aux chutes d’eau de Kuang Si, à une trentaine de kilomètres de là? Même pas; mon expédition a été gâchée par les vacances du Têt et de ses hordes de touristes asiatiques venus profiter de ces magnifiques bassins d’eau turquoise le même jour que moi!

 

La procession des moines, alors? Lorsque des dizaines d’entre eux, le matin, font le tour du quartier des temples dans leur robe safran pour récolter les offrandes des fidèles. Non plus. Tant le comportement de certains visiteurs (visiblement chinois) laisse circonspect. Même si, en se faufilant dans une rue parallèle, on peut profiter pleinement de ce spectacle surprenant dans une atmosphère apaisée et observer à quel point les locaux observent respectueusement ce rituel.

Détail
Détail du Wat Xieng Thong, un des temples principaux de Luang Prabang

Non, ce que j’aime à Luang Prabang, c’est la manière dont le tourisme y est conçu et qui tranche avec les standards sud-est-asiatiques. La ville étant inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, son centre a conservé son homogénéité architecturale. Et les établissements qui occupent ces maisons de type colonial font véritablement honneur à leur apparence. Restaurants, commerces et hôtels de qualité sont la norme. Et à des tarifs abordables (bien que plus élevés pour les standards de la région). Les budgets plus serrés trouveront eux aussi aisément leur compte.

Le cœur de Luang Prabang se révèle même relativement paisible. Certes, on n’échappe pas à la foule des visiteurs du palais royal ou du marché de nuit. Mais la plupart des 33 monastères alentours, même les plus petits, valent le détour. Ne serait-ce que pour profiter de leurs décors particuliers, propres au Laos.

 

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Pha Tad Ke, une oasis de tranquillité
À quelques kilomètres de Lung Prabang se cache un lieu discret qui vaut largement le détour: le parc ethnobotanique de Pha Tad Ke. Un oasis de calme situé de l’autre côté du Mékong, à une vingtaine de minutes en bateau de Luang Prabang. Un trajet évidemment organisé par le bureau du parc

Fleur
Fleur de gingembre

Cette ancienne réserve de chasse royale est un véritable Eden. Une pause appréciable, loin des sentiers battus. L’association qui gère le parc a pour ambition de rassembler, sur son terrain, l’ensemble des espèces de flore présentes sur territoire laotien. Ce qui nécessite un recensement préalable, puisque selon les estimations, moins de la moitié sont connues des scientifiques. Un décompte d’autant plus pressant que le pays connaît une forte pression à la déforestation, au profit principalement de plantations d’hévéas. Nombre de ces espèces sont donc menacées.

Divisé en différentes sections, le parc présente notamment la manière dont les minorités ethniques font usage de certaines plantes. On découvre ainsi une véritable pharmacie, mais aussi des poisons utilisés dans certains pays pour régler ses comptes.

 

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